On limite la fraude aux tampons avec quatre protections : un délai entre deux tampons, un journal de qui a tamponné, des corrections tracées et des cartes impossibles à deviner ou à recopier. Une carte papier n’a aucune de ces protections ; une carte digitale les a toutes.
Voici les façons de tricher les plus courantes, pourquoi le papier y est exposé et comment vous protéger sans compliquer la vie de vos clients honnêtes.
Comment triche-t-on avec une carte à tampons ?
Sur du papier, ce sont surtout des choses simples :
- Des tampons maison. Un client dessine des tampons ou utilise un tampon semblable.
- Des copies. Une carte est photographiée ou photocopiée puis utilisée plusieurs fois.
- Des tampons en trop au comptoir. Dans le coup de feu, un achat reçoit deux tampons, ou un ami tamponne pour un autre.
- Le personnel. Quelqu’un tamponne pour des amis ou pour lui-même.
Dans la plupart des commerces, c’est rare, mais cela arrive, et avec du papier vous ne pouvez rien vérifier après coup : les tampons sont sur la carte, pas chez vous.
Que protège une carte digitale ?
Une carte digitale est dans le téléphone du client, mais les tampons sont enregistrés chez vous. Cela donne quatre protections.
Un délai entre deux tampons
Une même carte ne peut pas recevoir un nouveau tampon pendant un certain temps. Avec Fidelia, le délai est de 5 minutes par défaut, et vous le réglez comme vous voulez. Cela évite les doubles tampons dans la précipitation et les tentatives d’en obtenir plusieurs pour le même achat.
Un journal de chaque tampon
Chaque tampon enregistre qui l’a fait, à quel endroit et avec quel appareil. Vous pouvez donc voir après coup qui a tamponné quoi.
Des corrections tracées
On se trompe parfois. Le gérant ou un manager corrige la carte dans le tableau de bord avec « Corriger les tampons » ; la raison et l’auteur sont enregistrés. Rien n’est effacé : une nouvelle ligne contrebalance la précédente. L’historique reste complet et personne ne peut le « gommer » après coup.
Des cartes qu’on ne devine ni ne copie
Chaque carte a un numéro aléatoire, trop long pour être deviné. Le code-barres ne contient que ce numéro, ni nom ni autre donnée personnelle. Une photo de la carte d’un autre ne donne qu’une photo de code-barres, et les tampons restent chez vous. En outre, une carte dont la récompense est prête doit d’abord être utilisée avant de recevoir d’autres tampons : une récompense ne se prend qu’une fois.
Que faire en plus de la technique ?
La technique règle une partie du problème, les habitudes règlent le reste.
- Une règle que tout le monde connaît. Un tampon par achat, ou par visite. Écrivez-la sur la carte ou l’affichette.
- Tamponner à la caisse uniquement. Pas de tampon après coup sans achat.
- Un accès par personne. Chacun a son propre accès au scanner : on voit qui a fait quoi, et personne ne prête le sien.
- Un coup d’œil au journal de temps en temps. Pas besoin de tout vérifier.
- En parler. Une bonne partie des écarts de l’équipe vient de règles floues, pas de mauvaise volonté.
Faut-il s’en inquiéter beaucoup ?
Moins qu’on ne le croit. Un tampon en trop vous coûte peu, et le coût réel d’une récompense est souvent modeste : lisez le coût réel d’une récompense. Ce qui coûte plus cher, c’est de compliquer la carte pour tous les clients honnêtes afin d’arrêter quelques-uns. Misez sur des protections simples qui ne se voient pas du côté du client.
Papier ou digital : le comparatif
| Carte papier | Carte digitale | |
|---|---|---|
| Délai entre deux tampons | Non | Oui, vous réglez la durée |
| Journal de qui a tamponné | Non | Oui, chaque tampon est enregistré |
| Corrections | Impossible | Par le gérant ou un manager, tracées, sans rien effacer |
| Copie possible | Oui | Numéro aléatoire, tampons chez vous |
Pour passer du papier au digital, voyez de la carte papier à la carte digitale, ou garder ses tampons papier pendant la transition. Les prix sont sur la page des tarifs.
En résumé
La fraude est rarement un gros problème, mais il est facile de s’en protéger. Un délai entre tampons, un journal, des corrections tracées et des cartes qu’on ne copie pas : vous pouvez alors vous concentrer sur ce qui compte, faire revenir vos clients.