Une récompense vous coûte ce qu’il vous en coûte de la produire, pas son prix en caisse. Un café offert après dix tampons représente donc souvent quelques dizaines de centimes, et le prix affiché n’est que le manque à gagner maximal. Calculez toujours hors TVA, et tenez compte des cartes qui ne se remplissent jamais.
Voici la différence entre coût d’achat et prix de vente, l’effet de la TVA, et comment calculer sur la carte entière plutôt que sur une seule récompense. Les exemples sont des exemples en euros, avec des chiffres inventés : remplacez-les par les vôtres.
Coût d’achat ou prix de vente ?
Il y a deux façons de voir le coût, et elles donnent des réponses différentes.
- Coût d’achat. Ce qu’il vous en coûte de donner le produit : ingrédients, emballage, éventuellement une part du temps de travail. C’est votre dépense réelle si le client serait venu de toute façon.
- Prix de vente hors TVA. Ce que vous auriez encaissé si le client avait payé. C’est votre perte maximale, si le client n’est venu que pour le produit gratuit.
La vérité se situe en général plus près du premier, parce que le client achète souvent autre chose en venant chercher sa récompense. Calculez les deux pour voir la fourchette.
Comment la TVA joue-t-elle ?
Les prix affichés en Belgique comprennent la TVA. Le taux normal est de 21 %, avec des taux réduits, notamment 6 % pour de nombreux produits alimentaires ; le taux dépend du produit et du mode de vente. Vérifiez le taux applicable sur le site du SPF Finances. La TVA comprise dans un prix n’est pas votre revenu : pour comparer à vos coûts, divisez le prix TVAC par 1,06 ou par 1,21 selon le cas.
Exemple 1 : un café dans un café-salon
La fourchette va donc d’environ 3 % à 10 %, et la réalité se trouve entre les deux. N’oubliez pas de vérifier le taux de TVA qui s’applique réellement à votre produit.
Exemple 2 : un soin chez un coiffeur ou en institut
Pour un service, le temps de travail est le poste principal. Déjà payé, il pèse peu ; si l’agenda est plein, offrir un soin, c’est renoncer à un créneau que vous auriez pu vendre.
Quel effet pour les cartes jamais terminées ?
Toutes les cartes ne se remplissent pas. Des clients déménagent, changent d’habitude ou oublient la carte. C’est autant de récompenses que vous n’aurez jamais à payer.
Ne comptez pas sur ces cartes inachevées pour équilibrer vos comptes. Calculez d’abord comme si tout le monde terminait sa carte, et voyez le reste comme un bonus.
Comment calculer sur la carte entière ?
Le plus parlant est le coût par visite. Divisez le coût de la récompense par le nombre de visites nécessaires. Dans l’exemple 1 : 0,60 € / 10 visites = 0,06 € par visite au coût d’achat. Comparez cette somme à la marge brute que vous réalisez par visite : tant qu’elle reste nettement inférieure, la carte se paie facilement si elle fait revenir les clients.
Pour tester vos propres chiffres, faites le calcul ci-dessus avec vos prix. Pour choisir le type de carte et la remise effective, lisez tampons, points ou cashback, et pour le prix de l’outil lui-même, le prix d’une carte de fidélité digitale.
Checklist
- Calculez le coût d’achat de la récompense, hors TVA.
- Calculez aussi le prix de vente hors TVA, pour voir la fourchette.
- Divisez par le nombre de visites pour obtenir un coût par visite.
- Comparez à votre marge brute par visite.
- Ne comptez pas sur les cartes inachevées pour équilibrer le calcul.
- Vérifiez le traitement comptable avec votre comptable.
Les formules sont sur la page des tarifs.